Pascal Boniface maltraité par «Libération» ? La réponse de Libé

Pascal Boniface, fondateur et directeur de l’Iris, un institut français d’étude des relations internationales, joue les martyrs de Libération. Dans une tribune publiée ce mardi sur le Plus de l’Obs, il attaque et calomnie notre journal qui avait mis en cause ses financements privés. Dans une enquête publiée dans notre édition du 25 octobre, nous nous étions en effet intéressés aux réseaux du président russe à l’étranger, ces supporteurs de Poutine qui, de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par les gaullistes ou le centre, sans oublier les milieux d’affaires et l’université, défendent le régime avec plus ou moins de nuances, justifient ses incursions en Ukraine et ferment les yeux sur ses crimes.

LIRE NOTRE ENQUÊTE :Les sept familles dans la manche du Kremlin | «Le débat russe, un terrain glissant»

Nous avions notamment mentionné le chercheur Arnaud Dubien, associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques en France (Iris), qui dirige à Moscou l’Observatoire franco-russe, rattaché à la chambre de commerce et d’industrie franco-russe, qui défend aussi les intérêts des milieux d’affaires. Dans un autre article, intitulé «Les universitaires complaisants», nous dressions une liste de thuriféraires et défenseurs de Poutine. L’Iris y est cité, parmi d’autres instituts de recherche.

Aujourd’hui, plutôt que d’éclairer ses financements, Monsieur Boniface se pose en victime, alors même que nous avons pris la peine de longuement l’interviewer pour qu’il réponde lui-même à toutes les questions posées par notre article sur les réseaux de Poutine en France. Cette interview le démasque si bien, avec ses propres mots, qu’il nous a interdit de la publier, préférant sa présentation unilatérale et partielle des faits à notre tentative de confrontation de nos points de vue.

Après avoir menacé notre journal pendant quelques heures d’un procès, le directeur de l’Iris a semble-t-il renoncé à cette option et n’a même pas demandé de droit de réponse formel à notre journal, comme il en avait la possibilité juridique. Il a préféré chercher refuge sur le site de l’Obs qui n’était pas au courant de tous les détails de nos échanges et notamment du contenu de cette interview de Pascal Boniface, dont nous détenons l’enregistrement. En résumé : il se répand en accusations sur la place publique, mais refuse que nous publions ses propres réponses à nos questions. Nous avons malgré tout respecté cette forme de censure, car nous nous étions engagés auprès de lui à ne pas publier cette interview sans son autorisation. Nous avons tenu parole pour nous voir aujourd’hui injuriés publiquement, accusés de «double enfermement» ou d’entorse «déontologique».

Notre enquête sur les réseaux poutiniens en France a soulevé des questions graves sur le financement des think tanks français comme l’Iris (qui est curieusement le seul à avoir réagi de la sorte, comme s’il s’était senti visé au cœur). Ceux-ci vivent de financements à la fois publics et privés qui les mettent de fait dans des positions de dépendance souvent problématiques, comme plusieurs chercheurs, de différents instituts, nous l’ont raconté. Monsieur Boniface reconnaît lui-même le problème dans sa tribune… mais toujours au sujet des autres : il dénonce les «experts néoconservateurs» qui seraient «à peu près financés par le complexe militaro-industriel» ou les «réseaux atlantistes ou néoconservateurs» qui auraient selon lui «des capacités de financement bien plus importantes que les Russes». Sur quels chiffres se base-t-il ? Pourquoi le problème se poserait à d’autres mais pas à l’Iris ? Simplement parce qu’il l’affirme ? Et que veut-il dire au sujet du «grand consensus»occidental s’opposant aux dictatures ? Veut-il défendre les dictatures ?

Notre interview, que Monsieur Boniface refuse de publier, apporte quelques réponses très éclairantes à certaines de ces questions. Mais nous ne nous arrêterons bien sûr pas en si bon chemin. Nous poursuivons notre enquête sur le financement des think tanks français, non seulement par la Russie mais bien sûr aussi par ce qu’il appelle les «réseaux atlantistes».

Au sujet de la chercheuse Laure Delcour, Monsieur Boniface cite entre guillemets des propos qui n’ont jamais été tenus (il est facile de le prouver, nos échanges avec elle s’étant effectués par mail). La réalité est que les réflexions très intéressantes de Madame Delcour sur la Russie apparaissaient si peu sur le site de l’Iris que nous lui avons demandé si elle travaillait toujours pour cet institut. Notre question exacte était : «Je me demande si vous faites vraiment toujours partie de l’équipe ou si vous réussissez à y apporter des points de vue complémentaires.» Monsieur Boniface nous a reproché d’avoir contacté cette chercheuse… après nous avoir reproché de ne pas avoir contacté l’Iris.

Le directeur de l’Iris se plaint, une fois de plus, dans cette tribune de faire l’objet de «rumeurs» sur ses financements. Parce que ces rumeurs sont en effet récurrentes, nous l’avons longuement interviewé à ce sujet et obtenu quelques réponses éclairantes dont il refuse aujourd’hui la publication. Dans sa tribune, Pascal Boniface considère comme une «inquisition» l’idée de publier le montant des contrats et le nom des commanditaires qui financent son institut. Là est sans doute notre différend le plus fondamental : ne serait-ce pas la moindre des choses pour un institut d’études internationales que de révéler qui sont les pays et les entreprises privées qui financent ses recherches ou ses autres activités ? Ne serait-ce pas aussi le meilleur moyen de mettre fin aux «rumeurs» ? Sur son propre site internet, l’Iris se flatte de pouvoir se mettre «au service de l’entreprise». N’est-ce pas problématique pour un institut censé faire de la recherche et de l’analyse géopolitique en toute indépendance ?

Monsieur Boniface renvoie aussi la balle à Libération en rappelant que notre journal est lui aussi financé par des investisseurs privés. Si lui-même le sait et apprécie l’importance de cette information, c’est bien, car elle a été rendue publique ! Pour ce qui est des «conséquences rédactionnelles» de ces investissements privés, non seulement la question est débattue par les journalistes de Libération mais elle fait l’objet d’une charte éthique pour assurer que les actionnaires du journal n’interfèrent pas dans le travail de la rédaction.

Pour conclure, Monsieur Boniface se plaint de ne pas être interviewé dans Libération. Nous lui rappelons que son interview est prête à être publiée, dans sa forme actuelle dont il a reçu copie le 9 novembre. Nous serions même prêts, à sa demande, à en retirer une question qui l’a particulièrement irrité, faisant référence à un site internet hostile, qui lui est entièrement consacré.

Lorraine MILLOT

Commentaire de la rédaction, on es très très fiers de la dernière phrase. Courage Libé, plusieurs d’entre-nous ont fait les frais de critiquer cette personne.

Pascal Boniface s’émeut qu’on puisse rappeler qu’il est lobbyiste pour Poutine

Dans un récent dossier, le journal Liberation revenait sur les réseaux de Poutine en France. L’Iris de Pascal Boniface y est à peine mentionné.

On peut juste lire : “Le chercheur Arnaud Dubien, associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques en France (Iris), dirige, lui, à Moscou un «Observatoire franco-russe», rattaché à la Chambre de commerce et d’industrie franco-russe, qui défend aussi les intérêts des milieux d’affaires. Fort de ses contacts à Moscou et Paris, il n’a cessé d’assurer que les porte-hélicoptères Mistral dont la livraison avait été suspendue cet été, seront bien fournis à Moscou, pour sauvegarder «la réputation de la France sur le marché de l’armement».«Il suffit d’une seule fois pour se déconsidérer», plaidait-il en septembre. L’indulgence française pour ce régime autoritaire, qui a fait couler beaucoup de sang et redécoupe maintenant les frontières de l’Europe, est telle que Paris envisage désormais de débloquer la livraison de ces deux formidables engins de guerre” * ou encore “ême des instituts de recherche bien établis en France, comme l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) ou l’Institut français des relations internationales (Ifri), sont parfois sensibles aux sirènes russes… du fait des financements privés dont ils dépendent. A l’Iris, Philippe Migault est connu comme un ardent défenseur des partenariats industriels franco-russes, notamment dans l’armement.” ** 

C’en était de trop pour Pascal Boniface qui a harcelé ses contacts à Libération pendant plusieurs jours. Sur Tweeter il part en guerre.

 

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Evidemment, dès le deuxième tweet, Pascal Boniface change de taille de police et parle d’Israël

 

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Heureusement que Libération n’a pas eu le temps de tout dire, Pascal Boniface aurait fait une attaque.

Il faut dire qu’un journal entier n’y aurait pas suffit.

• Pendant les élections ukrainiennes, Pascal Boniface est invité par Moscou pour s’émouvoir de la poussée du nazisme. L’extrême droite ne faisant que 2, 9 %, Pascal Boniface fera du footing pendant le week end.

•  Le 24 avril 2014, l’IRIS organisait un colloque France Russie qui a tourné au pugilat contre la révolution ukrainienne

• Pascal Boniface soutient la proposition russe sur Assad

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Pascal-Boniface-Les-grandes-puissances-sont-pretes-a-discuter-sur-la-Syrie-2013-09-11-1012627

• Pascal Boniface se réjouit du “retour de la Russie sur la scène internationale”,  ie de l’invasion de la Crimée.

http://rcf.fr/radio/rcf45/emission/413602/714111

• Pascal Boniface conseille à François Hollande de pas trop croiser Poutine sur les droits de l’Homme

“La France ne peut ignorer le poids de la Russie

François Hollande peut choisir de critiquer publiquement Poutine sur la question des droits de l’homme lors de son séjour. Il aura les honneurs de la presse, un courant de sympathie en France, mais cela ne changera pas d’un iota la politique du président russe. Cela sera au contraire l’occasion d’une crispation supplémentaire. L’heure où les dirigeants occidentaux pouvaient faire la leçon aux autres est révolue.

Il serait beaucoup plus judicieux d’attirer son attention lors des entretiens sur les difficultés d’image de la Russie et les entraves que cela peut apporter à la coopération franco-russe.

Si la France veut continuer à jouer un rôle important sur la scène internationale, elle doit partir des réalités stratégiques. Cela ne veut pas dire se contenter du monde existant, cela veut dire que pour améliorer l’ordre des choses, il faut tout d’abord avoir une appréciation exacte des rapports de force. La France ne peut pas se contenter d’avoir de bonnes relations avec les pays occidentaux. Elle ne peut ignorer le poids de la Russie ni le poids de la Chine quelles que soient les divergences que l’on puisse avoir avec elles. Il n’y a pas plus d’amitié totale que d’inimitié globale. La Russie n’est pas un allié, elle peut être un partenaire. Son statut au Conseil de sécurité, son poids mondial, ses matières premières, l’attractivité de son marché doivent être pris en compte, dans l’intérêt de la France.”

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/791209-hollande-a-moscou-la-russie-n-est-pas-un-allie-mais-elle-peut-etre-un-partenaire.html

• Pascal Boniface explique le “charme” de Poutine

le charme de Poutine, (…) la grande chance de Poutine, c’est qu’il n’a pas, pour le moment, d’alternative crédible. Il peut être contesté dans la rue, ce qu’il est ; mais il n’y a pas, en face de lui, un homme qui puisse incarner, là aussi, la Russie aux yeux du monde et aux yeux des Russes.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_pascal-boniface-2012-ce-sera-l-annee-de-la-democratie?id=7357133

 

 

Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères en compagnie de Pascal Boniface

Romain Nadal est arrivé à la tête du Département névralgique d’information et de communication du ministère français des Affaires étrangères en octobre 2013.

Il succèdait ainsi à Philippe Lalliot, parti comme ambassadeurs de France à l’Unesco.

 

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Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères fier de discuter avec le lobbyiste de l’Iran, du Qatar et de la Russie ne présage rien de bon.

http://pascal-boniface-faussaire.com/?p=32

 

Pascal Boniface condamné pour « contrefaçon »

 

dimanche 8 janvier 2012

Pascal Boniface condamné pour « contrefaçon »

En 1994 paraît un ouvrage collectif intitulé Lexique des relations internationales, aux éditions Ellipses. Placé sous la direction de Pascal Boniface, le livre affiche les auteurs suivants : Clara Bacchetta, Vincent Barrailler, Thomas Bonnel, Camille Grand, Thierry Tardy.

En 2000, réédition de l’ouvrage, à l’identique, sauf quelques ajouts marginaux. Mais, surprise, le nom des contributeurs a disparu.  Seul celui de Pascal Boniface subsiste. Comme s’il était le seul auteur de ces articles. Colère — bien légitime — des co-auteurs et procès. Pascal Boniface est lourdement condamné en première instance pour « contrefaçon in solidum avec l’éditeur ».

Décidément sans gène, il fait appel en portant plainte pour procédure abusive et atteinte à sa réputation. Il est non seulement débouté de cette plainte, mais sa condamnation est confirmée par le Tribunal. Il est condamné, conjointement avec son second éditeur, à verser 4000 euros de dommages et intérêts à ses co-auteurs « oubliés » + leurs frais d’avocats. Ci dessous la copie d’un chèque de 7000 euros fait par Pascal Boniface, pour payer une partie de sa condamnation

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Source : Arrêt du 25 février 2004, cour d’appel de Paris.

Pascal Boniface : spécialiste de l’auto-plagiat

Pascal Boniface est très productif… Et pour cause. Il n’hésite pas à publier plusieurs fois le même livre chez des éditeurs différents, en se contentant de changer le titre et de faire quelques modifications de circonstance.

Un exemple parmi d’autres, relevé par Michel Caillat dans un article intitulé : « Pascal Boniface, pseudo intellectuel faussaire ».  Il écrit : « Pascal Boniface a en effet publié en 2002 (pour la Coupe du Monde) un livre intitulé : « La Terre est ronde comme un ballon » aux Éditions du Seuil ; quatre ans plus tard, toujours à l’occasion de la Coupe du monde, il sort « Football et Mondialisation » aux Editions Armand Colin. Son transfert du Seuil à Armand Colin permet de présenter comme une nouveauté un ouvrage qui reprend dans un ordre différent des passages entiers (des pages complètes) du précédent et l’actualisation fait parfois sourire. On passe de « Le football n’est-il pas la synthèse heureuse entre libéralisme et socialisme » (p 18 du premier livre) à « Le football ne représente-t-il pas une synthèse heureuse entre vie collective et respect de l’individu » (page 17 du second) ou bien encore « Il est plus facile dans une conversation de trancher sur la composition idéale de l’équipe de France que sur le moyen de financer le régime de santé » (p 19 du premier livre) à « Il est plus facile dans une conversation de trancher sur la composition idéale de l’équipe de France que de préconiser le plus sûr moyen de réduire la dette publique » (p 18 du second). La dette publique étant dans l’air du temps, il fallait bien en parler !”

Source : “Pascal Boniface, pseudo intellectuel faussaire”, par Michel Caillat

http://lecacs.blogspot.com/2011/05/pascal-boniface-pseudo-intellectuel.html

Quand Pascal Boniface plagie Acrimed

Les rédacteurs du site ACRIMED sont tombés de leur chaise en lisant les “Intellectuels faussaires”. Il faut dire qu’ils y ont retrouvé, non sourcés, des passages entiers pompés sur Le Monde diplomatique et Acrimed… Bien copiés, mais mal collés :

 “La rédaction d’Acrimed vient de constater le pillage en bonne et due forme de certains de ses articles par Pascal Boniface. Dans son livre Pascal Boniface ne démontre jamais ce qu’il dit, il accumule les on dit. Parfois il se risque à une citation, souvent tronquée.”

Acrimed remarque que le chapitre attribué à Alexandre Adler reprend la structure d’un article du Monde diplomatique signé de Mathias Reymond en juin 2005. Article non cité.

Exemple d’inexactitude relevée par Acrimed à propos d’Alexandre Adler :

“Dans le livre de Pascal Boniface, on peut lire (p. 101) : « Dans la même veine, au micro de France Culture, le 11 mai 2005, il compare Hugo Chávez à un “gorille ou un primate“. […] » Or la référence de Pascal Boniface est inexacte. Le 11 mai 2005, sur France Culture, Adler consacrait sa chronique matinale au « Tournant chinois », et ne faisait pas allusion à Chávez. Dans l’article original, publié par Le Monde diplomatique (juin 2005), on pouvait lire ceci : « M. Hugo Chávez ne serait, lui, qu’un “populiste quasi fasciste” (France Culture, 3 mai 2005) , un “gorille” ou un “primate” (Le Figaro, 11 mai 2005) […] » Entre l’original et la copie, que s’est-il passé ? Pascal Boniface a contracté le passage du Diplo et fusionné les deux sources – (France Culture (3 mai 2005) et Le Figaro (11 mai 2005) – en une seule… De plus, Adler n’écrit pas dans Le Figaro l’expression « gorille ou un primate » (comme chez Boniface) mais « le primate ou le gorille ». Boniface a ainsi transformé les « le » en « un » et a inversé l’ordre des mots. Or l’article du Diploavait commis la même inversion.”

Et Acrimed d’égrener les emprunts :

“Dans un article, publié sur le site d’Acrimed le 19 mai 2006 (« Un « complot » fomenté par Philippe Val et Alexandre Adler ? »), nous écrivions : « France Culture, 2 mai 2006. Alexandre Adler commente une décision d’Evo Morales, nouveau président de Bolivie : “Le nouveau président bolivien, le trafiquant de coca Evo Morales, vient d’annoncer la nationalisation totale des hydrocarbures en Bolivie […].” » Dans le livre de Pascal Boniface, on peut lire (p. 102) : « Sur France Culture, le 2 mai 2006, commentant une décision d’Evo Morales, nouveau président bolivien, il lançait : “Le trafiquant de drogue Morales vient d’annoncer la nationalisation totale des hydrocarbures en Bolivie.” » La similitude des formulations est troublante. Mais quel est l’auteur de cette transcription curieusement… « trafiquée », puisque le « trafiquant de coca » est transformé en « trafiquant de drogue » ? Selon Pascal Boniface, c’est l’éditeur – ou le correcteur – qui aurait procédé à cette modification.”

Autres mesquineries dénichées par ACRIMED : Pascal Boniface a cité dans son livre des enregistrements originaux qu’un journaliste du Monde diplomatique écrivant sur ACRIMED est le seul à posséder et a dévoilé. Pascal Boniface les sort de son chapeau, en laissant entendre qu’il l’a trouvé, sans jamais citer le journaliste ni ACRIMED.

Dès qu’il a appris qu’il allait être épinglé par Acrimed, Pascal Boniface a tout fait pour que l’article ne paraisse pas. Une méthode qu’il affectionne. ACRIMED rapporte l’hire de Pascal Boniface : « rédiger un tel article va réjouir les personnes mises en cause dans mon livre.” De fait, il faut avouer, qu’ils auraient tort de ne pas se gondoler…

Source

Alain Thorens, Mathias Reymond, “Pascal Boniface, un copiste solitaire contre les « intellectuels faussaires »”

http://www.acrimed.org/article3628.html

Déjà, en 1984 une première affaire de plagiat

La tendance maladive de Pascal Boniface à effacer le nom de ses coauteurs à son seul profit a commencé bien avant sa lourde condamnation pour contrefaçon. En 1984, Pascal Boniface est un des conseillers qui virevolte autour de Charles Hernu. Il est alors embauché comme simple contributeur à la revue de l’INSED (Institut National Supérieur sur les Etudes de Défense). Charge à lui de préparer un numéro de la revue. Et l’apprenti faussaire a déjà son idée. Il s’arrange pour “oublier” Hugo Saada et Nadine Guez, pourtant coauteurs au même titre que lui. L’INSED renonce in extremis – par indulgence liée à ses problèmes de santé – à porter plainte.

En revanche, Pascal Boniface est bien entendu remercié par le géopolitologue Jaques Soppelsa, alors responsable de l’institut. On retrouvera cette odieuse pratique de prédation plus tard à l’IRIS avec de jeunes chercheurs de grand talent tels que Camille Grand (qui quittera, excédé, l’IRIS), Barthélémy Courmont ou encore Olivier Guillard, lesquels ne s’en laisseront pas compter. D’autres, professionnellement ou psychologiquement plus fragiles, finiront hélas par craquer et accepter de se faire exploiter.